Lire aide à "lire" les émotions des autres...

Si les chercheurs ont souvent étudié ce qui se passe dans le cerveau quand on lit, peu de travaux se sont penché sur les bienfaits qu'apporte la lecture. Une étude récente ( 2018) menée par Iris Van Kujk, Peter Verkoeijen, Katinka Dijkstra et Rolf Zwaan (.... flamands pas de doute !!...) ont confirmé une étude antérieure (2013) montrant que le simple fait de lire un extrait d’une fiction littéraire (autrement dit, un ouvrage récompensé par un prix et/ou écrit par un auteur de référence, comme Patrick Modiano ou Jean‑Marie Gustave Le Clézio), permet d’obtenir par la suite de meilleures performances en " théorie de l'esprit" que le fait de lire un passage tiré d’une fiction populaire (tel qu’un ouvrage faisant partie des meilleures ventes).

La "théorie de l’esprit" se définit comme la capacité à attribuer à autrui des pensées, des intentions, des émotions, et être ainsi à même de comprendre et de prédire le comportement des autres... Cette capacité se mesure par le "test d'interprétation du regard",  qui consiste à sélectionner le mot qui correspond à la pensée.

En plus de cet effet à court terme de la lecture, les auteurs ont montré que les lecteurs fréquents de romans ( mesuré à partir d’un test de reconnaissance d’auteurs) avaient une meilleure performance au test d’interprétation du regard, ce qui suggère cette fois-ci un effet à long terme de la pratique de la lecture sur la théorie de l’esprit.

Il est donc clair que la lecture d’une œuvre littéraire a des conséquences positives, mais comment ces dernières s’expliquent-elles du point de vue neurologique ?

En demandant à des participants de lire des textes tout en observant l’activité de leur cerveau par neuroimagerie fonctionnelle, des scientifiques ont identifié que deux régions cérébrales étaient en action: le cortex préfrontal médian et la jonction temporo-pariétale, étaient en action, ces deux régions jouant également un rôle dans la compréhension des intentions d'autrui...

La littérature a déjà été intégrée dans des programmes destinés à renforcer le lien social, comme ceux visant à promouvoir l'empathie chez les médecins ou à développer les aptitudes des détenus...

 

Alors on se remet à la lecture de romans ? 

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