Billets de catherine94

  • Les Français pas si littéraires que cela....

    Si l'on en croit le site Global English Editing, les Francais sont à la 9 eme place en terme de temps de lecture moyen par semaine, avec 7,9 h , loin derrière les Indiens, larges premiers avec plus de 10h/semaine, les Thailandais et les Chinois... Il faut relativiser tout de même car l'humain moyen dans ces mêmes pays passe plus de 16h devant la télé et 9h devant Internet...

    Et si l'on regarde plus généralement, le comportement envers la littérature, les Français arrivent 12ème, la Finlande, la Norvège et l'Islande composant le trio de tête...​

    Lecture

    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/habitudes-de-lecture-quel-pays-lit-le-plus-de-livres/82777

  • Comment achète t on un livre ?

    D'après le baromètre annuel "Les Français et la lecture":

    • 87% des Français achètent un livre parce que l'auteur est connu
    • 87% parce qu'il a été conseillé par un de leurs proches
    • 64% parce qu'il est recommandé par un critique
    • 34% parce qu'il a reçu un prix littéraire

    Mais encore: 74% des Français lisent des romans ( 43% des polars, 30% de la fantaisie, 46% d'autres romans.... on a le droit de lire des polars et autre chose!), 72% n'empruntent jamais de livres à la bibliothèque, 33% achètent des livres d'occasion ( pourcentage encore plus fort pour les gros lecteurs...)

    Le profil type du lecteur: 1 lectrice de plus de 60 ans, ayant fait des études et ayant une retraite de plus de 2300 €....

    C'est beau les chiffres....

    https://www.booksquad.fr/barometre-les-francais-et-la-lecture-2019-le-nombre-de-lecteurs-en-hausse/

  • Quand Harry Potter fait découvrir des classiques de la littérature...

    Eéléonore Cartellier, docteur en littérature britannique à la fac de Grenoble, s'est livrée à un drôle d'exercice: rechercher dans les 7 tomes d'Harry Potter les références à des auteurs, oeuvres ou mythes classiques. Et qu'a-t-elle trouvé? Et bien la série regorge de références à l'Odyssée d'Homère, et aux dieux de l'Antiquité grecque ou romaine. Un des leitmotivs de Voldemort est lui directement inspiré de L'épopée de Gilgamesh, la plus ancienne oeuvre qui remonte à 3000 av JC. On retrouve aussi des personnages des Métamorphoses d'Ovide, du Conte d'Hiver ou de Macbeth de Shakespeare...

    Bref, en lisant ou regardant Harry Potter, nos jeunes ( ou moins jeunes), s'acclimateraient tout doucement à ces grandes oeuvres ou grands auteurs... Une bonne nouvelle, non ?

    Pour en savoir plus, l'article complet publié dans The conversation: https://theconversation.com/lectures-ces-classiques-quharry-potter-fait-decouvrir-a-vos-enfants-117719

    Hpotter

     

  • Une journée de dédicace à la FNAC de Verneuil sur Avre...

    Le 28 septembre dernier c'était jour de dédicace à la FNAC de Verneuil sur Avre dans l'Eure... Quand on est auteur, ces moments de rencontre avec ses futurs lecteurs sont toujours excitants. Comme je ne suis pas encore une pro de la dédicace, je sens aussi naitre une petite boule de tension. Y aura-t-il beaucoup de visiteurs? Arriverai-je à capter leur attention ? Quand on vient dans un magasin comme la FNAC c'est de moins en moins pour acheter de la littérature...

    Carole, mon hôte du jour, a bien fait les choses ( merciii Carole!!) : une petite table avec une nappe bise, trois présentoirs, et des affiches avec mon portrait un peu partout dans le magasin. Un collègue musicien Thibault Wolf, dont je découvre l'existence et le talent, anime musicalement la matinée. L'impression d'être une vedette me chatouille le ventre d'une délicieuse sensation d'orgueil... Vite contenue.

    Une première dame entre. Devant mon regard peut-être un peu présent, je débute, je ne sais pas encore comment "alpaguer le client" de manière élégante, la dame se croit obligée de me présenter son cabas. Toute penaude, je m'explique " Non, non je ne suis pas agent de sécurité! Je suis simplement une auteure en dédicace". Je m'empresse ensuite d'accrocher à mon pull le badge que mon éditeur prévenant m'a fait préparer... Des fois que...  Une autre dame curieuse se rapproche... Elle ne m'a pas vue aux infos, de quoi parle mon livre?... Une autre trouve que la photo sur l'affiche est jolie, mais est-ce bien moi ?... Et puis d'autres gens qui passent ostensiblement sans me regarder...  Une petite fille trottinant sur les talons de sa mère me fait un joli sourire... 

    Mais il y a aussi les belles rencontres, provoquées ou pas par mes accroches plus ou moins habiles: Jacques le voyageur passionné par les enfants du monde, Thomas, président d'association de parents d'élèves heureux qu'on parle enfin d'un engagement comme le sien, Dario originaire du Val de Marne qui passera près de vingt minutes à discuter avec moi d'école, un grand carton sur les bras... Et puis aussi Valentine, Robert... Laurence lumineuse... La journée passera à toute allure, au fil de ces conversations drôles ou sérieuses, courtes ou abouties... Je n'aurai pas vendu beaucoup de livres, mais j'aurai fait provision de beaux moments.

    Et c'est bien là l'essentiel ! On n'écrit pas pour gagner de l'argent, on écrit pour partager avec ses "Frères Humains" pour reprendre le titre d'un livre de mon éditeur préféré... Sur ce point, la journée fut une réelle réussite...

     

     

  • Une super critique sur le blog "O Grimoires"

    Je ne résiste pas au plaisir de publier cette très belle critique....à retrouver dans https://ogrimoire.com/2019/05/16/les-parents-deleves-et-moi/

    " Voilà un livre très réussi, et qui mérite d’être lu par tous – au moins, par tous ceux qui ont des enfants. Pourquoi ? D’abord, parce qu’il est très bien écrit et très drôle : j’ai souvent ri au fil des pages, mon alter ego de Ô Grimoire pourrait en témoigner.

    Mais également parce qu’il propose une réflexion sereine et dépassionnée sur un sujet pourtant compliqué : notre système d’enseignement. Or on sait – par expérience, par histoire familiale, par les médias – que ce sujet est rarement abordé avec objectivité. On retrouve toujours, dans les débats, des profs qui se sentent agressés, qui pensent que l’on veut les remettre en cause, et de l’autre côté, des parents d’élèves qui ne voient qu’une partie de la réalité et font souvent d’une perception individuelle – la leur ! – un cas général.

    Ici, Catherine Berthon assume les clichés dont elle part – il faut aller dans un bon lycée pour avoir une chance de s’en sortir, les profs ne s’intéressent pas réellement à la réussite de leurs élèves et, de toute façon, ils ne savent pas ce qu’est « la vraie vie »…-, pour mieux les déconstruire. Non sans mettre en évidence ce qui ne marche pas ; elle n’est pas avare de ses colères, de ses déceptions. Mais elle s’implique, elle agit, elle avance. Et, surtout, partant des préoccupations infiniment légitimes de mère d’Hélène, elle montre tout ce que l’on a à gagner à la curiosité, l’ouverture, la tolérance. Et cela fait un bien fou, car ce n’est pas si courant, de nos jours, où tant de personnes, aussi intelligentes soient-elles, réagissent dans l’émotion et préfèrent se déverser sans nuances et sans distance sur les réseaux sociaux…

    Ce n’est pas un essai, pas un livre blanc, pas un rapport destiné à l’Éducation Nationale. C’est un roman. Mais cela n’enlève rien à ce livre, bien au contraire.

    Alors ? Alors lisez ce livre ! Et même si cela ne vous donne pas la vocation, vous en tirerez forcément quelque chose de bon !"

     

    MERCIIII, ça fait super plaisir....