Ecrire ou gagner sa croûte... le dilemme de l'écrivain

Si on ne s'appelle pas Guillaume Musso, Michel Bussi ou Marc Levy le podium des écrivains Français les plus lus, difficile de gagner sa vie avec sa plume... Selon la Ligue des auteurs professionnels, entre 41 % et 53 % d’entre eux perçoivent moins que le smic et seuls 1 600 gagnent plus de 4 500 euros par mois grâce à leur seule plume. 

Pour les autres, c'est la course aux jobs alimentaires ou aux double vie. Guillaume Musso était prof d'histoire-géo, Michel Bussi, géographe, directeur au CNRS. Le sociologue Bernard Lahire, dans son essai de 2006 La Condition littéraire. La double vie des écrivains a analysé 500 réponses d’auteurs exerçant une autre activité, essentiellement dans l’enseignement et le journalisme.

« Dans cet univers littéraire très faiblement rémunérateur », il dresse le portrait de « personnages héroïques », qui, sans attendre de leur travail une importante rémunération, écrivent vaille que vaille. La difficulté de concilier deux métiers vient, selon lui, « d’un temps haché », de la nécessité d’écrire dans des interstices d’agenda. Il faut ajouter également de mon point de vue la nécessité de concilier non seulement le travail rémunérateur et le travail-plaisir d'écriture mais également la vie de famille, car il ne faut pas se leurrer, écrire est un immense bonheur qui prend du temps et qui donc ne peut être qu'un choix familial...

 

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